Apres une ultime négociation et des propositions à minima :
-Revalorisation du taux horaire de 0,20 €/h/brut soit 23,82 €/net mensuel.
-Revalorisation de 2% du coefficient (équivalent 3 h/mois)
-Pour la pause repas la réponse est claire : " notre profession ne nous permet pas de donner une heure de pause....."
Poursuite de l’action
A la demande de la préfecture, les salariés ont voté à bulletins secrets. Une très large majorité a souhaité la poursuite du mouvement.
Inspection du travail
Les salariés auraient aimé une participation active de l’inspection du travail. Nous savons que dans ce secteur sinistré les suppressions de poste sont légion…
Tribunal de grande instance
Même si Christian et son défenseur sont plutôt confiants, la décision ne sera rendue que le 7 avril.
Soutiendes salariés
Une fois de plus nous vous appelons à soutenir cette action par tous les moyens. Leurs revendications sont les nôtres, les vôtres, celles de toute une profession !
Ajouté le 01 Apr 2010
Aujourd'hui, le tribunal. Demain les crs ...et après demain ?
Le conflit des ambulanciers d'Issoudun devant le tribunal.
Hier soir patron et grévistes se sont retrouvés en sous préfecture. Ce matin le délégué syndical est assigné au tribunal
Les tribunaux en guise de dialogue social.
Une situation inacceptable !
Assigné en nom propre, et non au nom de l’organisation syndicale.
Christian OTTAN, le délégué syndical est assigné au tribunal ce matin, l’employeur réclame 1000 € d’astreinte par jour de grève et 2000 € au titre de l’article 700. Les grévistes auraient empêché la sortie des véhicules, alors que 95% des salariés étaient en grève !
Pourquoi sortir les véhicules ? ...si ce n’est pour faire travailler d’autres salariés, alors que c’est interdit par la loi !
Le remplacement des salariés grévistes
L’employeur ne peut pas faire appel à des travailleurs temporaires ou à des salariés engagés par un contrat à durée déterminée pour remplacer des salariés grévistes. Par contre, il peut demander aux non-grévistes d’effectuer des heures supplémentaires.
Nous espérons que la justice agira contre ce type de pratique devenue courante.
Que fait le syndicat de l’employeur pour rétablir le dialogue ?
Une fois de plus on constate que, de la théorie à la pratique la marge est grande...
La loi du plus fort sera-t-elle toujours la justice sociale ?
Combien de temps les salariés ambulanciers vont-ils accepter de voir les uns et les autres se faire massacrer ?
Combien de temps les organisations syndicales vont-elles accepter une situation engendrée par les accords dérogatoires qu'elles ont signé qui enflamment la profession ?
Ajouté le 31 Mar 2010
Conflit aux ambulances LEBLANC à ISSOUDUN (36).
Un conflit exemplaire à lieu aux ambulances LEBLANC à ISSOUDUN (36).
La quasi totalité des salariés ambulanciers de l’entreprise est en grève depuis vendredi 26 mars 2010 à 6 heures.
Avec pour revendications, celles de tous les salariés ambulanciers :
1)Suppression des équivalences.
2)Une heure de coupure pour les repas.
3)Une revalorisation décente du taux horaire.
Que voila des revendications extraordinaires ! Dans n’importe quelle autre profession les questions ne se poseraient même pas ! Quoi de plus naturel, en somme, que d’être payé de ses heures de présence ou d’avoir une coupure pour manger et se reposer.
Mais, chez les ambulanciers cela devient une revendication révolutionnaire, voire terroriste…
Les salariés des ambulances LEBLANC ont d'abord essayé de parlementer, de rencontrer l'employeur, et devant le refus obstiné de celui-ci, ils ont commencé la grève le vendredi dans l’espoir ou avec l’objectif de renégocier durant le weekend. Ils pensaient qu’une journée de grève et 2 jours de débats seraient suffisants pour trouver un juste compromis et négocier un protocole de fin de conflit. Malheureusement, c’était sans compter sur l‘opiniâtreté de l’employeur (Syndiqué CNSA) qui parle toujours de dialogue, mais ne fait jamais la liaison entre la théorie et la pratique…
Depuis, ils ont rencontré lundi la sous-préfète d’ISSOUDUN et ont exposé leurs justes revendications. Ils ont demandé l’intervention d’un médiateur pour que naisse un dialogue, aujourd'hui inexistant. L’employeur, non content de ne pas rencontrer les représentants des salariés fait établir des constats d’huissier !
Les ouvriers ambulanciers crèvent de l’accumulation des accords dérogatoires : équivalences, décompte par cycle, grille de salaire inférieure au smic, nuits et dimanches travaillés à - 25% (moins 25%)… pendant que des négociateurs assommants laissent croupir des négociations qui s'enlisent et bavardent pour le salaire de quelques ETAM!
Nous demandons aux négociateurs de tout poil, patronaux, ouvriers d'animer des séances de négociations où le but réel soit l'intérêt collectif.
Messieurs les (ex)ouvriers représentants syndicaux, retrouvez votre dignité en soutenant les revendications de vos collègues qui sont celles de tous les salariés ambulanciers.
Oubliez les bavardages et la parlote au profit d'une vraie et efficace négociation !
Ils ont besoin du soutien de tous. Vous qui passez par là, allez appuyer leurs revendications, en les soutenantmoralement et financièrement.
Ils mettent un coup de pied dans la fourmilière, comme leurs revendications sont aussi les nôtres et les vôtres, soutenons-les !
Ajouté le 30 Mar 2010
AMBULANCIERS, REPRENEZ LA PAROLE !
Salariés ambulanciers vous avez aujourd’hui la possibilité de reprendre la parole, alors reprenez-la !
Comment ? Par les élections !
En effet, la loi N°2008-789 du 20 août 2008 prévoit de nouveaux critères de représentativité dans l’entreprise, comme au niveau national. Comment va-t-on mesurer la représentativité ? Deux exemplaires du procès-verbal des élections professionnelles (délégués du personnel, comité d’entreprise ou d’établissement, délégation unique du personnel) ou bien du procès-verbal de carence sont transmis par l’employeur à l’inspecteur du travail dans les 15 jours suivant l’organisation de ces élections. En outre, un exemplaire du procès-verbal des élections professionnelles ou bien du procès-verbal de carence est transmis par l’employeur dans les 15 jours suivant l’organisation de ces élections au prestataire retenu par le ministère du Travail, dont l’adresse est la suivante (adresse valable depuis le 1er janvier 2010) :
C T E P TSA 79104 76934 Rouen Cedex 9
A l’issue de la première mesure de l’audience, (au plus tard en août 2013) les organisations syndicales qui satisfont aux critères mentionnés aux articles L. 2122-9 et L.2122-10, pourront être représentatives au niveau de la branche. Certes c’est long mais c’est aujourd’hui que demain se construit. Ou alors rester les bras croisés, et même pourquoi pas présenter des listes sans étiquettes… Vous avez aussi la possibilité de laisser vous représenter ceux qui nous ont représenté jusqu'à maintenant qui seront les plus grands bénéficiaires de le léthargie, de l’inaction et de l’inertie des salariés ambulanciers. Il est donc très important de provoquer des élections et de présenter des candidats à chaque fois que c’est possible et avec les organisations syndicales de votre choix.
Ajouté le 29 Mar 2010
C O M M I S S I O N S P A R I T A I R E S : le poids !
Les commissions paritaires se suivent mais ne se ressemblent pas !
Le 28 Janvier 2010 une commission « transport Sanitaire » avait pour mission : « La revalorisation des rémunérations » La rémunération des (ETAM) Employés, Techniciens, Agents de Maitrise (moins de 5% de la profession) a complètement occulté les 60% de la profession (auxiliaires ambulanciers) qui ont une grille honteusement inférieure au smic. Comme d'hab, la négociation à été renvoyée à la saint glin glin. Il faut dire que les 50 000 salariés ambulanciers sont divisés, peu mobilisés et n’intéressent personne ! Seule FO nous informe et vient avec des propositions concrètes !
Le 2 mars 2010, nouvelle commission paritaire mais cette fois-ci, il s’agit d’une négociation pour les Transports RoutiersVoyageurs (TRV) ET les Ambulanciers.
Mission : négocier les frais de déplacement. Et là, miracle, un accord signé par la totalité des syndicats de salariés et presque tous les syndicats patronaux, qui prévoit une revalorisation de 2.8% applicable dès le 1er mars 2010. Que s’est il passé ? Pourquoi ? Comment ? 1/ Les syndicats et les salariés du transport Voyageurs sont plus mobilisés et agissent quand il le faut. 2/ Les syndicats des employeurs et notamment le principal, le plus puissant, est socialement plus ouvert. Alors que les syndicats ambulanciers ne voient que le court terme qui vise à séparer les négociations des deux professions. (diviser pour mieux régner). Souvenons nous, qu'en 2005, ils avaient déjà réussi à diminuer fortement les IDJF, qui sont aujourd'hui à 18,85 € alors qu'elles sont à 23,65 € pour les voyageurs ! Une seule solution c’est la solidarité des salariés dans l’action et surtout pas dans la division !
Ajouté le 13 Mar 2010
L' I N A P T I T U D E ? Des réponses.
Nous sommes souvent interrogés sur l'inaptitude et ses conséquences. Sujet difficile et complexe pour nous. Comme toujours, nous interrogeons les personnes compétentes en la matière, et nous avons diffusé à nos représentants la plaquette éditée par la DRTEFP des pays de loire. Cette plaquette est à présent en ligne, vous pouvez la télécharger, elle répond aux principales interrogations des salariés. Une fois de plus, nous remercions la DRTEFP des pays de loire pour son excellent travail d'information et de communication.
Ajouté le 05 Mar 2010
RE ...CADRAGE !
Nous sommes souvent interrogés par des salariés ambulanciers sur leurs droits et sur les moyens d’agir pour récupérer des arriérés de salaires ou pour des licenciements abusifs.
Mais alors le pompon c’est quand, d’anciens cadres nous sollicitent pour avoir des aides et des conseils alors qu’ils ont exploité du personnel en ch... sur les syndicats et sur les droits élémentaires du travail pendant des années ! Pour eux, mais aussi en écrasant et en méprisant leurs collègues.
Pour ne pas être vulgaires, nous ne dirons pas dans ces lignes tout le bien que nous pensons de tels comportements....
Extrait d’un courrier
Bonjour,
« Avec mon épouse nous étions cadre salarié sans contrat signé avec comme mission polyvalente de rouler (cca, taxi) et de gérer le planning et les salariés, nous étions également sur la route jours et nuits, ma question est la suivante: est-ce en votre pouvoir de me renseigner quand au calcul et au paiement des heures supplémentaires sachant que l'accord cadre n'a jamais été respecté, et que nous avons travaillé de la sorte durant 5 ans au détriment de la vie de famille »
...Au détriment de la vie de famille des autres, de la sécurité des autres, de la mise en danger de la vie des autres … toujours les autres qui paient la note !
NON ! mesdames messieurs, les complices d’un système que vous avez accepté et défendu, vous ne pouvez pas espérer de l’aide pour récupérer des sommes, alors que vous avez mis en danger nos vies et celles des usagers de la route en toute connaissance de cause...
La qualité première du cadre est de s'assumer et d'assumer sa fonction, pendant et après l'exécution de sa mission... Nous sommes « après », il ne reste plus qu'à gérer la situation comme a été géré le planning des salariés et à rouler ! ...et puis, un cadre au chomage gagne toujours plus qu'un bns en activité tout en faisant beaucoup moins d'heures ! Tout cela laisse du temps et l'esprit libre pour préparer une reconversion « polyvalente », peut-être en droit du travail ou en sécurité routière !
Ajouté le 15 Feb 2010
Commission Paritaire du 28 janvier 2010
Demain jeudi 28 janvier 2010 aura lieu une commission paritaire pour le transport sanitaire, avec une nouvelle négociation sur les salaires.
Nous n'avons pas oublié le piètre résultat, de la dernière négociation sur les salaires du mois de juin 2009, qui à permis à tous les auxiliaires ambulanciers d’être à quelques centimes du Smic pendant 2 mois et en dessous depuis le 1er janvier 2010.
Nous demandons à tous les syndicats et aux militants ambulanciers qui le peuvent, de défendre une profession en plein désarroi en demandant et en soulevant les deux points pour lesquels nous sommes intervenus :
Comment accepter le cycle de modulation mis en place de façon sauvage, qui réduit à néant le peu d’heures supplémentaires, sans aucune contrepartie ?
Comment accepter de laisser à la charge des smicards l’entretien des tenues?
Comment accepter de perdre 20 minutes (habillage/déshabillage) tous les jours alors que l’alinéa « b » de l’art 2 de l’accord cadre qui est très clair ?
Rappel :
L'amplitude de la journée de travail est l'intervalle existant entre deux repos journaliers successifs ou entre un repos hebdomadaire et le repos journalier immédiatement précédent ou suivant.
Les temps nécessaires à l'habillage et au déshabillage sur le lieu de travail entrent dans l'amplitude.
Ces petits riens représentent des sommes importantes et une charge que l’on veut faire supporter aux salariés.
C'est insupportable pour des SMICards !
Ajouté le 27 Jan 2010
Emploi B - CCA/DEA 9.65 €/brut/h
Dimanches et jours fériés travaillés, IDJF 18,44 €.
A compter d'aujourd'hui 12 janvier 2010, lendemain de la date anniversaire de l'extension de l'avenant n° 3. Tous les éléments sont dans la fiche pratique (colonne de gauche). Malheureusement, les auxiliaires ambulanciers (emploi A) qui sont passés à 8,86 €/h/brut le premier janvier 2010 restent au smic.
Ajouté le 12 Jan 2010
Le C Y C L E : une arnaque supplémentaire !
Chaque accord apporte son lot de dérogations.
Les empilements de textes dérogatoires ont, en plus, l’art d’utiliser le flou dans l’interprétation. Avec une facilité déconcertante, certains employeurs font leur lecture et donnent leur interprétation du cycle. A ce jeu, une lecture mal comprise ou une interprétation fantaisiste risque de devenir la règle, si nous n’y prenons pas garde.
Stéphane Carré(dans Les Cahiers Scientifiques du Transport) parle de la « légitimation rampante dans le secteur des transports terrestres, de dispositions conventionnelles qui ne sont pas conformes à des dispositions légales d’ordre public, sont une chose courante. »
De plus en plus, nous sommes confrontés à des situations ou l’employeur confond (volontairement ou non) le cycle et la modulation de huit à douze semaines. Cette situation a pour effet de réduire les revenus des salariés. C'est ainsi que disparaissent les heures supplémentaires sans aucune contrepartie. Ceux qui tentent de résister sont licenciés sans autre forme de procès. Cela génère des procès prudhommaux. Procédures qui durent au minimum deux ans ! Pendant ce temps, le salarié est au chômage et souvent il quitte la profession dépité et découragé.
Comment, chez des ambulanciers, peut-on sérieusement prévoir d'établirun programme sur huit à douze semaines en respectant les règles du cycle, alors qu’aucune entreprise ne peut donner un horaire le soir pour le lendemain ?
Une fois de plus le SYNAPS saisit et interroge la Commission Nationale d'Interprétation et de Conciliation de la Convention Collective (CNIC) sur la mise en place du Cycle de huit à douze semaines (voir le courrier). Nous l'avons déjà saisie et interrogée sur les tenues professionnelles, et nous sommes toujours sans réponse à ce jour.
Nous aimerions que les autres organisations syndicales et notamment les ambulanciers militants, nos collègues, qui siègent aux commissions paritaires en fassent autant et nous tiennent informés.